Le mouvement de grève qui a perturbé le trafic des bus TEC jeudi matin, principalement en Hesbaye liégeoise, et s'est terminé peu avant 08h00, est le résultat de la grogne d'agents à la suite au non-respect d'une règle au sein de l'entreprise, a confié la secrétaire permanente de la CGSLB Vicky Hendrick à l'agence Belga. Le différend étant à présent réglé, le syndicat libéral n'envisage pas de déposer un préavis de grève. Ce jeudi matin, Carine Zanella, porte-parole du TEC Liège-Verviers, évoquait une contestation relative à l'horaire d'un agent pour expliquer ce qu'elle a qualifié de grève sauvage. Vicky Hendrick tenait à apporter quelques précisions. Cette explication est un peu légère, lance la syndicaliste. En fait, lorsqu'un agent quitte un dépôt pour être affecté à un autre dépôt, la règle veut qu'une annonce interne soit publiée le 20 de chaque mois pour informer les autres agents du poste vacant dans un dépôt. Ce matin, les agents de la région hesbignonne ont découvert que dans un cas précis, la règle n'avait pas été respectée. Un mouvement de grogne s'en est suivi. Dans cette affaire, le syndicat libéral regrette un certain favoritisme au sein de l'entreprise qui aurait ainsi permis à un agent de rejoindre un dépôt tout conservant sa place dans son ancien dépôt au cas où il souhaiterait retrouver son poste initial. Ce matin, c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, estime Vicky Hendrick. Néanmoins, nous avons rapidement eu des contacts avec la direction et c'est rentré dans l'ordre, l'affichage de l'annonce a été confirmé. Cinq dépôts étaient concernés par ce mouvement: Rocourt, Oreye, Verlaine, Bassenge et Omal. Le service était perturbé sur 37 lignes, principalement en Hesbaye liégeoise. Le TEC Liège-Verviers exploite 205 lignes de bus.