Une Liégeoise de 34 ans, qui avait fait de fausses déclarations à la police en prétendant qu'elle avait été enlevée et violée, a été condamnée lundi par le tribunal correctionnel de Liège à une peine de 80 heures de travail. En avril 2013, la prévenue s'était présentée à la police de Fléron et avait expliqué qu'elle avait été enlevée par des inconnus et conduite de force dans la région de Charleroi où elle avait été violée. La police de Charleroi avait délaissé certaines tâches de moindre importance pour se consacrer à cette enquête. Quelques semaines plus tard, l'expertise d'un médecin ainsi qu'une enquête de téléphonie n'avait pas permis de confirmer les faits. La dame avait avoué qu'elle avait inventé cette histoire et reçu l'aide de son amant pour faire croire qu'elle avait vécu une aventure horrible. Le jour de son faux enlèvement, elle avait passé la journée à la mer du Nord avec son amant qui, au retour, avait tenté d'incendier leur véhicule pour rendre l'histoire crédible. La prévenue, en instance de séparation à l'époque des faits, avait exposé pour se défendre qu'elle était désorientée par sa relation avec son amant. Elle avait sollicité la suspension du prononcé. Le tribunal ne la lui a pas accordée en raison de la gravité des faits mais l'a condamnée à une peine de 80 heures de travail, ou 10 mois d'emprisonnement subsidiaire. Son amant risque également une condamnation mais le juge a reporté sa décision au 13 janvier