Un Liégeois de 69 ans qui était suspecté d'avoir commis des abus sexuels sur une femme autiste a été acquitté mercredi par le tribunal correctionnel de Liège. Le tribunal a estimé que les gestes suspects ne sont pas constitutifs d'attentats à la pudeur. Le prévenu était le compagnon de longue date de la mère de la victime, une dame autiste âgée d'une quarantaine d'années. En 2013, la mère de la victime s'était fracturé l'épaule et avait été empêchée de pratiquer des soins sur sa fille. Le prévenu avait apporté son aide lors de ces soins. Après le décès de sa mère, la victime s'était confiée auprès du personnel de l'institution qui l'hébergeait et avait annoncé qu'elle avait été victime de gestes déplacés de son beau-père. Elle avait confié qu'elle avait notamment supporté les attouchements du prévenu lors d'un bain et d'une scène d'épilation des jambes. Le parquet réclamait une peine de 30 mois de prison et estimait que le prévenu n'avait pas résisté à une pulsion. Mais le tribunal a fait une analyse approfondie du dossier sur le plan juridique. Les juges ont estimé que certains gestes dénoncés contre le prévenu n'étaient pas établis alors que les autres faits ne sont pas constitutifs d'attentats à la pudeur. Aucun élément ne démontre, par exemple, que l'homme avait usé de violences physiques, de menaces verbales ou de ruse lors des faits. Par ailleurs, la victime ne s'était pas opposée physiquement ou verbalement aux faits. Le prévenu a donc été acquitté.