Le parquet a requis mardi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine d'un an de prison avec sursis contre l'ex-employé d'une société événementielle qui avait hacké la messagerie électronique de son patron après son licenciement. Des peines de 6 mois avec sursis ont également été requises contre les personnes à qui étaient destinées les informations détournées. Le principal prévenu avait travaillé dans une société active dans l'organisation d'événements. Il était réputé pour ses compétences de logisticien. Son patron l'avait licencié en lui reprochant une responsabilité partielle lors du décès d'une personne. Pour se venger de ce patron qu'il estimait dédaigneux, le prévenu avait décidé de pirater sa messagerie informatique et d'y conserver un accès. Il avait ensuite été engagé par les deux responsables d'une autre société événementielle, moins importante mais concurrente. Le prévenu est suspecté d'avoir transféré des données permettant de subtiliser des clients et des contrats à son employeur initial. La seconde société aurait ainsi bénéficié d'informations confidentielles pouvant peser sur la stratégie commerciale. Une petite trentaine d'e-mails auraient été détournés en faveur de la société dans laquelle le prévenu avait rebondi après son licenciement. L'ex-employé de la société préjudiciée répond de préventions liées à la criminalité informatique. Le parquet, qui a souligné le caractère désagréable des faits et le manque d'amendement du prévenu, a requis une peine d'un an de prison avec sursis et avec amende. Les deux responsables de la société rivale risquent des peines de 6 mois avec sursis et avec amendes. Le principal prévenu a réclamé une suspension du prononcé tandis que les deux autres prévenus ont sollicité leur acquittement. Le jugement interviendra le 1er décembre.