Un pompier professionnel a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre d'une scène lors de laquelle il avait immobilisé un automobiliste afin de lui porter des coups violents. La victime, bien qu'atteinte de blessures sérieuses, était parvenue à maîtriser son agresseur car elle pratiquait les sports de combat et était responsable de sécurité chez ArcelorMittal. Le 30 juin 2015, le pompier professionnel se rendait à sa caserne lorsqu'il s'est énervé sur un conducteur qui n'adoptait pas, selon lui, les règles de bonne conduite. Après lui avoir fait plusieurs queues de poisson, le pompier avait obligé l'automobiliste à emprunter la sortie de l'autoroute et l'avait immobilisé sur le bord de la chaussée. En tenue d'intervention, le pompier était sorti de son véhicule pour aller porter des coups à sa victime, d'abord à travers la fenêtre ouverte puis en utilisant la porte pour le frapper. Le pompier avait encore porté un coup de tête à l'automobiliste en lui reprochant sa conduite. Il lui avait signifié être très énervé car il était intervenu la veille sur un double accident mortel. Le pompier n'avait pas eu le dernier mot car l'automobiliste pratiquait les sports de combat et avait pu immobiliser son agresseur au sol avant l'arrivée de la police. La victime, responsable de la sécurité chez ArcelorMittal, n'avait porté aucun coup à son adversaire. Le parquet a requis une peine de travail contre le pompier violent. La défense a sollicité cette peine de travail tout en affirmant que la victime avait adopté une attitude provocatrice. Le jugement interviendra le 18 septembre.