Le tribunal correctionnel de Liège a procédé jeudi à la réouverture des débats dans le dossier de Thierry V., un Sérésien de 37 ans auteur d'agressions à caractère sexuel sur huit fillettes. Alors que l'homme risque une peine de 12 ans de prison, son avocat tente de lui éviter une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée supplémentaire de 10 ans. Le parquet avait requis une peine de 12 ans de prison assortie d'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines d'une durée de 10 ans contre cet homme qui avait tenté d'enlever des victimes à proximités d'aires de jeux. C'est le tribunal, dans un jugement intermédiaire, qui avait sollicité la réouverture de débats afin d'éclaircir les conditions d'application de la mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée de 10 ans. Thierry V. avait été arrêté le 3 août 2012 alors qu'il avait tenté d'enlever une fillette à Angleur. La victime avait été repérée dans une plaine de jeu. Elle avait été ceinturée puis emmenée dans les escaliers d'un immeuble où elle avait subi des attouchements. L'enquête avait démontré que ce prévenu était impliqué dans huits faits de ce type, avec des victimes âgées de 7 à 12 ans. Selon le parquet, la mise à disposition du tribunal d'application des peines doit être appliquée dans l'intérêt de la société afin de ne pas autoriser la remise en liberté du prévenu au terme de sa peine sans la moindre mesure de contrôle. A l'inverse, Me de Frabribecker a estimé que cette mesure serait perçue par son client comme une peine unique à très long terme lui ôtant tout espoir de reclassement. Jugement le 21 novembre