Un étudiant de Bertogne, âgé de 21 ans, a bénéficié lundi de la suspension du prononcé accordée pour une durée de 3 ans par le tribunal correctionnel de Liège après avoir commis une agression avec la circonstance aggravante d'homophobie. Ce jeune garçon était à l'époque des faits en plein questionnement sur son orientation sexuelle. Il se sentait attiré par les hommes mais n'était pas encore certain de s'être engagé sur la voie de l'homosexualité. Il conservait une image défavorable de l'homosexualité. Son voisin, homosexuel déclaré, avait remarqué cette situation et avait tenté de l'aider. Mais cette attitude avait énervé le prévenu qui, le 12 octobre 2012, s'était rendu chez ce voisin pour en découdre. Vexé, le jeune garçon avait frappé son voisin de manière violente à la tête et à l'entre-jambes en prononçant des paroles blessantes ciblant son orientation sexuelle. Le prévenu, auteur de propos et de gestes ambigus, avait comparé la victime à une fille qui ne comprenait rien et avait menacé de la tuer. Il avait prononcé des propos homophobes et haineux. Le tribunal a déclaré les faits établis et a relevé que le prévenu, qui souffrait d'une fragilité mentale, avait entamé un traitement. Afin de lui permettre de poursuivre ce traitement et de se stabiliser, le tribunal a décidé de lui accorder la suspension du prononcé pour une durée de 3 ans sous conditions probatoires