Un commissaire divisionnaire liégeois a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de pressions qu'il aurait exercées sur un témoin. Celui-ci prétend avoir été menacé dans le but de révéler des informations relatives à un dossier judiciaire volé à la cour d'appel de Liège. Les révélations de cet homme sont à la base des ennuis judiciaires du commissaire divisionnaire mais ont également provoqué la fin de carrière d'un avocat, ex-conseil de Marcel Habran. Le commissaire divisionnaire, actif dans la section criminelle liégeoise, est réputé pour avoir participé à la résolution de nombreuses affaires criminelles à Liège au cours de sa carrière, dont des dossiers d'homicides. Il avait été dénoncé car il aurait participé à une réunion improvisée visant à obtenir des informations auprès d'un homme qui était informé des raisons de la disparition d'un dossier judiciaire. Cette réunion se serait déroulée dans le bureau de l'ancien avocat de Marcel Habran. Seul le commissaire divisionnaire doit répondre des faits devant le tribunal. L'avocat n'est pas concerné par la procédure mais a depuis lors été forcé de quitter le barreau de Liège. Le témoin prétend avoir été convoqué le 3 novembre 2011 par l'avocat et s'être retrouvé ensuite dans son bureau confronté aux pressions du policier. Il aurait été menacé et aurait pris peur. Entendu par le tribunal, l'homme est apparu en contradiction sur ses propres déclarations et sur les circonstances de la scène. Des éléments tendent à démontrer que c'est lui qui a sollicité auprès de l'avocat la rencontre à laquelle se serait joint le commissaire. L'affaire sera plaidée le 3 mai prochain. Le commissaire divisionnaire devrait y solliciter son acquittement.