Le tribunal correctionnel de Liège a reporté au 14 juin prochain l'examen du dossier d'un commissaire divisionnaire liégeois accusé par un homme d'avoir fait pression sur lui pour obtenir des informations relatives à un dossier judiciaire volé à la cour d'appel de Liège. Le dénonciateur s'est montré contradictoire par rapport à ses propres déclarations mais le commissaire divisionnaire fait toujours l'objet de poursuites. Les révélations du dénonciateur sont à la base des ennuis judiciaires du commissaire divisionnaire mais ont également provoqué la fin de carrière d'un avocat, ex-conseil de Marcel Habran. Actif dans la section criminelle liégeoise, le commissaire est réputé pour avoir participé à la résolution de nombreuses affaires criminelles. Il avait été dénoncé car il aurait participé à une réunion improvisée visant à obtenir des informations auprès d'un homme qui était informé des raisons de la disparition d'un dossier judiciaire. Cette réunion se serait déroulée dans le bureau de l'ancien avocat de Marcel Habran. Le dénonciateur prétend avoir été convoqué le 3 novembre 2011 par l'avocat et avoir été confronté aux pressions du policier. Entendu par le tribunal, il s'était montré contradictoire par rapport à ses propres déclarations et sur les circonstances de la scène. Vendredi, le dénonciateur a fait savoir qu'il souhaitait se désister de sa constitution de partie civile devant le tribunal. Mais ce désistement n'est pas possible. L'affaire sera instruite et plaidée le 14 juin prochain. Le commissaire divisionnaire sollicitera son acquittement.