Le tribunal correctionnel de Liège devait prononcer mercredi son jugement dans le dossier de deux quadragénaires liégeois poursuivis pour des faits d'incitation à la débauche et d'exploitation de la prostitution. Les juges ont cependant décidé de rouvrir les débats le 12 février 2014 afin d'examiner une particularité technique liée à la saisie éventuelle d'un immeuble. Les deux prévenus, qui risquent des peines de 3 ans et 40 mois de prison, avaient manipulé une jeune femme pour l'inciter à se prostituer et à leur restituer ses gains. La victime croyait vivre une relation unique et s'était laissée convaincre de reprendre ses activités de prostituée par son compagnon. Ce compagnon la considérait en réalité comme un gagne-pain ou comme un coup épisodique. La jeune femme avait été aiguillée vers un second prévenu, un carrossier de 41 ans qui l'hébergeait dans une caravane et qui remplissait toutes les activités liées à celles d'un proxénète. Lors de son réquisitoire, le parquet avait requis la confiscation d'un immeuble dans lequel une partie des gains avait été investie. Avant de rendre sa décision, le tribunal a estimé devoir débattre d'un problème technique lié à cette confiscation éventuelle. Les débats seront rouverts le 12 février 2014