Le parquet a requis devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 60 heures de travail contre un étudiant d'une école de coiffure qui avait causé une certaine psychose après avoir exhibé une arme. Ce pistolet d'alarme s'était avéré inoffensif, mais avait fait naître de vives inquiétudes au sein de l'école. Le 17 octobre dernier, cet étudiant âgé de 18 ans avait exhibé une arme à un autre élève de l'école de coiffure située rue des Pitteurs à Liège. Cet étudiant n'avait jamais projeté de menacer des personnes. Il souhaitait uniquement frimer auprès d'un camarade de classe afin. La nouvelle s'était rapidement propagée, avait stimulé l'imagination collective et avait fait naître de sérieuses inquiétudes au sein de l'établissement. La police avait finalement perquisitionné son domicile et retrouvé l'arme. Un mois après ces faits, l'homme a répondu d'une prévention de port d'arme devant le tribunal correctionnel de Liège, où le parquet a requis une peine de 60 heures de travail. Le prévenu, par l'intermédiaire de Me Florence Gobron, a plaidé la suspension du prononcé en faveur de son client qui n'a commis que cette erreur de parcours. Le jeune homme a déjà fait l'objet d'une première lourde sanction car son école l'a renvoyé avant même l'issue pénale du dossier et a refusé de le réintégrer.