Patrice Debruyne, condamné en juin 2009 à prison à perpétuité après avoir commandité les assassinats de Cindy Ory, Edith Guilleaume et Eric Guilleaume, a comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de faits de harcèlement et de menaces. Avant son procès, il aurait commis ces faits sur la mère de sa fille. Lors de son procès devant la Cour d'assises de Liège, Patrice Debruyne niait les faits pour lesquels il avait été déclaré coupable puis condamné à perpétuité. Depuis, il a reconnu qu'il avait envoyé un tueur à gages pour exécuter Cindy Ory, Edith Guilleaume et Eric Guilleaume en 1997 et 1998. Patrice Debruyne, devenu aveugle depuis une tentative de suicide en décembre 1996, envisage un reclassement dans la société et a entamé une procédure devant aboutir à sa libération conditionnelle. Cette procédure est retardée par le dossier qui est examiné devant le tribunal correctionnel de Liège. Quelques jours avant son procès en assises en 2009, Patrice Debruyne aurait proféré des menaces contre la mère de sa fille et l'aurait harcelée afin de lui permettre de voir son enfant alors âgé de 7 ans. Le parquet réclame une condamnation de principe, laquelle sera absorbée par sa condamnation aux assises. Son avocat, Me Zevenne, a plaidé l'acquittement en relevant que Patrice Debruyne s'était uniquement comporté comme un père désabusé en étant privé de contacts avec sa fille à la veille d'un procès important. Jugement le 15 juin.