Le tribunal correctionnel de Liège a décidé mercredi matin dans un jugement de renvoyer au tribunal correctionnel d'Eupen l'examen du dossier des cadres de la société Meister de Sprimont. Le procès sera donc délocalisé ca neuf des 14 prévenus au moins utilisent la langue allemande pour s'exprimer. Onze personnes, deux sociétés de gardiennage et la société-mère de Meister, sont poursuivies pour des préventions de tentative de vol avec violences, fraude sociale et séquestration à la suite des incidents graves qui s'étaient produits en février 2012 dans cette usine de Sprimont spécialisée dans la production de pièces de voiture. La direction était opposée au personnel dans le cadre d'un conflit social et la confrontation avait dégénéré lorsqu'une milice privée, engagée par la direction allemande de la multinationale, s'était présentée sur les lieux. Ces miliciens avaient fait le coup de poing pour tenter d'embarquer de force de la marchandise. Ce sont principalement les cadres de l'entreprise, deux sociétés de gardiennage et la société-mère de Meister qui répondent des faits. Mais sur l'ensemble des prévenus, huit personnes et une société souhaitaient que l'affaire soit jugée en langue allemande et réclamaient donc la délocalisation du procès. Dans un jugement, le tribunal correctionnel de Liège a accédé à leur demande. Le juge a considéré qu'il suffit que les prévenus s'expriment plus facilement en langue allemande, qui est leur langue maternelle, pour faire droit à leur demande. Le procès sera donc fixé prochainement devant le tribunal correctionnel d'Eupen et se déroulera en langue allemande