Plusieurs assesseurs défaillants, absents lors des dernières élections alors qu'ils avaient été convoqués, comparaissent actuellement devant le tribunal correctionnel de Liège. Des amendes de minimum 250 euros sont requises contre eux. A Liège, ce genre de poursuite à l'encontre d'assesseurs défaillants ou arrivés en retard dans les bureaux électoraux est devenu systématique. Certaines personnes défaillantes ont des excuses qui sont bien évidemment retenues car estimées crédibles par le parquet. Leurs dossiers sont classés sans suite après examen. D'autres, sans excuses valables, acceptent les amendes sous le système de la transaction proposée par le parquet. Mais pour les récalcitrants qui refusent l'amende, les poursuites devant le tribunal correctionnel sont systématiques, confirme mardi le substitut Jean-Marc Mottet, titulaire pour son seul cabinet d'une vingtaine de dossiers de ce type. Dans l'arrondissement de Liège, plus d'une centaine d'assesseurs défaillants risquent une condamnation. Mardi, l'un d'eux a tenté de se justifier en utilisant l'excuse qui irrite le plus les juges. C'était mon seul jour de repos. J'ai assez de travail alors que l'on pourrait employer des chômeurs pour cette fonction, a-t-il affirmé. Rien n'indique dans les textes légaux que seuls les chômeurs ou les personnes qui ont une activité moins importante doivent être retenues pour ces tâches électorales, a souligné le parquet.