Un quadragénaire syrien a comparu jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de plusieurs faits d'attentats à la pudeur commis sur des passagères dans le bus. Pour se défendre, cet homme a affirmé subir les effets secondaires d'une prise de médicaments qui lui avait été imposée dans son pays. Trois jeunes filles ont déposé plainte pour avoir été agressées à des moments différents en 2012 par le prévenu. Ce réfugié syrien avait adopté des comportements qualifiés d'attentats à la pudeur envers les passagères d'un bus. L'homme prenait place à côté des jeunes filles puis, subitement, il leur caressait la cuisse, il se collait à elles ou il leur touchait les fesses. Le prévenu a reconnu les faits mais il a prétendu qu'il n'avait pas souhaité heurter les victimes par ces différents gestes spontanés. Il a affirmé que, dans son pays d'origine, des médecins lui ont prescrit des médicaments qui ont atteint son cerveau et qui ont occasionné des effets secondaires qui se manifestent de cette manière. Les médicaments sont un grand danger !, a-t-il répété devant le tribunal. L'homme avait refusé de se faire examiner par un expert psychiatre en expliquant sa peur d'être à nouveau forcé à prendre des médicaments. Confronté au comportement inhabituel du prévenu, le tribunal a ordonné la réalisation d'une expertise psychiatrique.