L'examen devant le tribunal correctionnel de Liège du dossier relatif aux événements qui s'étaient déroulés lors d'un conflit social dans l'entreprise Meister de Sprimont a fait l'objet mercredi d'un report à la date du 9 septembre prochain. Le procès qui implique des cadres de cette société spécialisée dans la confection de pièces automobiles ainsi que des membres de sociétés de gardiennage débutera par une demande de délocalisation des débats. Onze personnes, deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister répondront de tentative de vol avec violences, fraude sociale et séquestration à la suite d'incidents remontant à février 2012. La direction de l'usine de Sprimont était opposée au personnel dans le cadre d'un conflit social et la confrontation avait dégénéré lorsqu'une milice privée, engagée par la direction allemande de la multinationale, s'était présentée sur les lieux. Ces miliciens avaient tenté d'embarquer de force de la marchandise. Deux sociétés de gardiennage et la société mère de Meister doivent répondre des faits, tandis que les membres de la milice privée ne seront pas poursuivis. Un calendrier précis relatif aux différentes étapes de ce procès avait été dressé par le tribunal. Certains des prévenus ont souhaité être jugés en langue allemande et ont réclamé que l'affaire soit renvoyée devant le tribunal d'Eupen. L'examen de leur requête a finalement été reporté à la date du 9 septembre devant la 18e chambre du tribunal.