Le bourgmestre de la commune de Crisnée, Philippe Goffin, a confirmé vendredi lors de son témoignage devant le tribunal correctionnel de Liège que la policière Sandra Koch était préoccupée par son avenir depuis qu'elle avait été mutée dans cette commune. Sandra Koch avait tué sa fille et tenté de tuer son fils en novembre 2011 avant de mettre fin à ses jours en décembre 2012. Cette policière de quartier à Waremme aurait été victime d'un contexte de harcèlements et de traitements dégradants. Le chef de zone de la police de Hesbaye Daniel François et son adjoint Alain Michelet sont suspectés d'avoir involontairement causé sa mort. Plusieurs témoins ont confirmé que Sandra Koch verbalisait beaucoup pour des infractions de roulage. Cette attitude sévère avait provoqué la colère de ses supérieurs qui, d'après certains témoins, préféraient développer sur le territoire de Waremme une politique d'éducation des citoyens plutôt qu'une politique de répression. Sandra Koch ne se serait dès lors plus sentie libre d'exercer sa fonction. Elle avait ensuite reçu une évaluation négative avant d'être mutée à Crisnée. Philippe Goffin, le bourgmestre de Crisnée, a confirmé avoir appris de Guy Coëme que Sandra Koch était mutée dans sa commune après un problème relationnel. Le témoin a confirmé que la policière avait alors le regard vide et qu'elle s'interrogeait sur son avenir. A Crisnée, la décision avait été prise de suspendre son évaluation négative et d'entamer une nouvelle procédure d'évaluation. D'autres témoins seront entendus le 28 février.