Le parquet a requis lundi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine d'un an de prison contre une Liégeoise de 34 ans qui avait fait de fausses déclarations à la police en prétendant qu'elle avait été enlevée et violée. Son amant, complice des faits, risque également une peine d'un an de prison. En avril 2013, la prévenue s'était présentée à la police de Fléron pour exposer qu'elle avait été enlevée par des inconnus et conduite de force dans la région de Charleroi où elle avait été violée. Après cette plainte, une enquête avait été réalisée, principalement par la police de Charleroi qui avait mis des moyens importants au service de cette enquête et délaissé des tâches plus secondaires. Quelques semaines plus tard, l'expertise d'un médecin ainsi qu'une enquête de téléphonie n'avait pas permis de confirmer les faits. La dame avait alors avoué qu'elle avait inventé cette histoire et reçu l'aide de son amant pour faire croire qu'elle avait vécu une aventure horrible. Le jour de son faux enlèvement, elle avait passé la journée à la mer du Nord avec son amant qui, au retour, avait tenté d'incendier leur véhicule pour rendre l'histoire crédible. Le parquet a requis des peines d'un an de prison contre la prévenue et son amant. La prévenue s'est défendue en exposant qu'elle était à l'époque désorientée car en instance de séparation. Depuis, elle aurait renoué avec son mari. L'amant a par contre affirmé à l'audience qu'il était toujours en couple avec la prévenue. Ils ont tous deux sollicité la suspension du prononcé. Jugement le 6 janvier.