Un quadragénaire liégeois doit répondre devant le tribunal correctionnel de plusieurs faits d'attentats à la pudeur sur des jeunes filles. Pour se défendre, il a prétendu que ses victimes étaient ivres et qu'il avait posé des gestes de secouriste. Un expert a constaté que ses gestes n'étaient pas adaptés à la situation décrite. A plusieurs reprises, le prévenu aurait profité de l'état d'ivresse de plusieurs jeunes filles pour poser sur elles des actes de caresses. Ces jeunes filles avaient exposé qu'elles se trouvaient chez le prévenu lorsqu'il les a déshabillées et avait approché ses mains au niveau de leurs parties intimes. Le prévenu s'était défendu lors d'une précédente audience en exposant qu'il disposait d'un brevet de secouriste et que c'est dans le contexte de soins qu'il avait posé ces gestes. Le tribunal avait été interpellé par la nature de ces gestes puisqu'il était question d'ôter les sous-vêtements des victimes, de prendre leur pouls entre les jambes, de tenter de les faire vomir, de les faire manger et de leur faire boire du café pour diminuer leur tension. Un expert avait été désigné afin d'évaluer la crédibilité de ces gestes. L'homme a déposé son brevet de secouriste auprès du tribunal. Mais un médecin légiste n'a pas confirmé l'intérêt médical de ces gestes s'ils ne sont pas combinés à un appel à des secours spécialisés dans un cas grave de perte de connaissance. Les gestes posés par le prévenu relèvent principalement d'actes médicaux posés par des gens non-initiés à la pratique des secours.