Le parquet a requis mercredi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de 8 ans de prison contre Miguel A. G., un Liégeois de 22 ans poursuivi pour des traitements inhumains et dégradants, pour des coups et blessures et pour un attentat à la pudeur avec violences et menaces. Ce jeune homme avait séquestré, battu et défiguré sa compagne après une rupture. La victime, une Sérésienne de 21 ans, avait été ligotée, séquestrée, bâillonnée, rasée, frappée au visage et défigurée lors d'une scène qui a duré 4 heures le 16 août 2012. Le prévenu, qui possédait des antécédents de violence, n'avait pas accepté la rupture avec cette jeune fille. Miguel A. G. avait fait preuve d'une violence démesurée. La jeune fille avait été frappée et précipitée sur le lit. Le prévenu l'avait déshabillée puis encore frappée avec ses poings. Il lui avait tordu les poignets et lui avait rasé les cheveux au couteau. La victime était déjà défigurée par les coups lorsque le prévenu a sauté sur ses côtes. Elle avait ensuite été séquestrée dans le vide ventilé de la maison. Le prévenu a fait preuve d'arrogance lors de sa comparution devant le tribunal. Il a cependant reconnu qu'il avait voulu faire subir une humiliation à la victime car il était jaloux et n'avait pas supporté la rupture. Le parquet a souligné que le prévenu a été condamné récemment pour d'autres faits de coups sur une jeune femme. Le substitut a jugé l'individu dangereux et indigne de bénéficier d'une seconde chance. Une peine de 8 ans de prison a été requise. La défense a plaidé pour une peine plus modérée