Deux sexagénaires ont répondu mercredi devant le tribunal correctionnel de Liège de faits liés à la tenue d'une maison de débauche et à l'exploitation de la débauche. Aux côtés d'une dame qui était l'exploitante, un de ses amis aurait joué un rôle de conseiller. Le prévenu a nié son implication. Il jouit d'une réputation importante dans le milieu de la prostitution car il avait été impliqué dans une affaire judiciaire qui avait défrayé la chronique dans les années 80. A la suite d'un contrôle de police et du service des lois sociales, plusieurs prostituées avaient dénoncé les méthodes employées par une dame de 66 ans qui était la gérante d'un salon de massages. L'endroit, dénommé Ma Lolita, était en réalité une maison de débauche considérée comme un endroit de prestige par la clientèle car il fonctionnait selon des méthodes anciennes. Certaines filles embrassaient les clients et acceptaient de travailler sans préservatifs. L'exploitante, surnommée la Macrâle, aurait reçu l'aide de Jean-Louis M. pour la conseiller dans la gestion de l'endroit. Cet homme âgé de 66 ans, surnommé Jeannot le manchot, avait notamment été impliqué dans les années 80 dans l'affaire du Gotha, une maison de luxure fréquentée à l'époque par certains hommes politiques. Selon le parquet, il serait encore actif dans la gestion de certaines maisons de prostitution et a fait l'objet il y a quelques jours d'une interpellation dans le cadre d'un autre dossier. Le parquet a requis une peine de 18 mois avec sursis contre l'exploitante et une peine d'un an de prison ferme contre le conseiller-gestionnaire qui n'a plus droit au sursis. Leurs avocats ont plaidé l'acquittement ou, à défaut, la comparution à l'audience des témoins qui ont dénoncé les faits. Jugement le 21 janvier.