Le chef de la police de la zone Hesbaye Daniel François et son adjoint Alain Michelet ont comparu vendredi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de préventions de faux et usage de faux, soumission d'une personne à un traitement dégradant, harcèlement et pour avoir causé la mort de deux personnes par défaut de prévoyance et de précaution. La comparution de ces deux policiers de Waremme fait suite à l'affaire de la policière Sandra Koch qui avait tué sa fille et tenté de tuer son fils en novembre 2011 avant de mettre fin à ses jours en décembre 2012. Pour comprendre les raisons de son geste, l'enquête avait évalué le cadre dans lequel elle remplissait sa fonction à Waremme. Un contexte de harcèlements et de traitements dégradants avait été mis au jour. Certaines interventions de la policière en matière de verbalisation n'auraient pas été appréciées et été court-circuitées par ses supérieurs. La policière aurait ensuite souffert de la dégradation de ses évaluations et d'une animosité de ses supérieurs. C'est après avoir appris qu'elle devait prester trois pauses contraignantes aux fêtes de fin d'années que Sandra Koch avait tué sa fille, tenté de tuer son fils et voulu mettre une première fois fin à ses jours. L'audience a débuté par les auditions des deux prévenus, qui se poursuivront le 22 novembre. Des témoins, parmi lesquels les bourgmestres de Waremme Guy Coëme et de Crisnée Philippe Goffin, seront entendus à partir du 5 décembre.