Le tribunal correctionnel de Liège a prononcé lundi son jugement dans le dossier de l'accident mortel survenu en septembre 2010 sur le chantier de Media Rives. Trois travailleurs ainsi que les sociétés qui les employaient ont été condamnés pour avoir principalement utilisé un élévateur en surcharge. Le 14 septembre 2010, sur le chantier de Media Rives à Liège, la nacelle surchargée d'un monte-charge s'était décrochée du deuxième étage de la façade de la RTBF et était tombée dix mètres plus bas. L'accident avait causé la mort de Julie Van Weereld et de sa maman Patricia Van Weereld-Nailis . Un adolescent de 16 ans avait survécu à de graves blessures de même que deux autres personnes présentes dans la nacelle. Après de longs débats, le tribunal a rendu sa décision finale dans cette affaire. Il ressort du jugement que ce sont les sociétés sous-traitantes du chantier ainsi que les travailleurs qui ont utilisé le monte-charge qui sont responsables de cet accident. L'utilisation de cet élévateur avait été réalisée au mépris des règles de sécurité. Dans son jugement, le juge a relevé que 5 travailleurs étaient présents dans la nacelle tandis que celle-ci était déjà en surcharge de 225 pc. L'usage de cet élévateur est imputable aux victimes qui n'ont pas tenu compte des risques liés à l'utilisation de la nacelle, dont les soudures étaient par ailleurs insuffisantes. Deux sociétés qui étaient affectées à la construction d'un plancher ont été condamnées, l'une à une peine d'amende de 550 euros et l'autre à une suspension du prononcé de 3 ans. Quatre travailleurs liés à ces sociétés ont écopé de sanctions allant de la suspension du prononcé à une amende de 550 euros avec sursis. La société qui avait construit la machine de monte-charge a été condamnée à une amende de 11.000 euros avec sursis pour la moitié.