Le parquet a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège des peines de 7 ans de prison contre trois proxénètes bulgares âgés de 34 à 38 ans qui ont prostitué une dizaine de filles bulgares. Parmi les filles obligées à se livrer à la prostitution sous la menace se trouvait une jeune femme de 15 ans. Le Centre pour l'Egalité de Chances s'est constitué partie civile dans cet important dossier de traite d'êtres humains. Le jugement sera prononcé en septembre. Des préventions de traite d'êtres humains, de débauche, de violences et de menaces, d'exploitation de la débauche, de faux, d'armes et d'organisation criminelle sont reprochées à plusieurs prévenus. Parmi ceux-ci, trois Bulgares avaient les rôles principaux. Ils disposaient chacun de plusieurs prostituées mises au travail forcé et hébergées dans des conditions précaires. Lors de chaque journée de travail, les filles étaient obligées de se livrer à la prostitution de rue, légèrement vêtues même par grand froid, et devaient atteindre un quota obligatoire de clients. Ces prostituées, venues de Bulgarie, étaient étroitement surveillées et menacées par les proxénètes et leurs complices. L'une d'elles était âgée de 15 ans. Les prostituées exerçaient dans le quartier 'Cathédrale nord' à Liège, où l'organisation avait fait place nette et menacé d'autres prostituées et des commerçants. Un autre prévenu, contre lequel le parquet a requis une peine de 3 ans, exerçait une activité de surveillance et de récolte des fonds. Enfin, deux prostituées complices, qui risquent des peines de 18 mois de prison, participaient à la surveillance des autres filles