Selon un rapport du bureau d'experts Syndex cité par l'Echo, ArcelorMittal aurait accumulé un surplus de près de 129 millions de tonnes de quotas de CO2 en Europe entre 2008 et 2011, dont un quart rien qu'en 2011. Sur cette période, ArcelorMittal s'est vu octroyer un total de 349,08 millions de tonnes de quotas de CO2 par huit pays européens dans lesquels il a un site de production . Mais à l'arrivée, le numéro un mondial de l'acier n'en a effectivement consommé que quelque 220,5 millions de tonnes. La Belgique, avec 19,87 millions de tonnes, pointent à la troisième place des pays où le groupe a accumulé le plus d'excédent, après la Roumanie et l'Allemgane. La non-utilisation de ces quotas s'explique par la crise et l'arrêt, temporaire ou définitif, d'outils de production. A ce cours, l'excédent accumulé par le groupe sidérurgique vaudrait 774 millions d'euros. Ce dernier envisagerait de consacrer une partie des quotas à des investissements susceptibles de réduire les émissions de CO2 sur ses sites, indique encore L'Echo.