Les discussions liées à l'arrêt de la phase liquide sont au point mort chez ArcelorMittal à Liège. Malgré les contacts informels pris en début de semaine, aucune rencontre entre syndicats et direction ou réunion tripartite avec le gouvernement wallon n'est programmée à l'heure actuelle. C'est le silence radio, s'exclame David Camerini, président de la délégation CSC chez ArcelorMittal. On en arrive à se demander s'il y a une réelle volonté d'aboutir. Il faudra trouver des solutions pour la sidérurgie liégeoise. Il est temps pour le politique de sortir du bois. Nous sommes là pour garantir l'avenir des travailleurs, certains ont parfois tendance à l'oublier. Nous sommes toujours dans l'attente d'une réunion tripartite, la direction doit prendre ses responsabilités et revenir vers nous. Pour Egidio Di Panfilo, secrétaire général SETCa-Liège, le dialogue est actuellement suspendu, or il y a urgence à régler la situation. Nous avons des contacts avec les syndicats des sites d'ArcelorMittal en France. Nous avons le sentiment que Mittal joue à un jeu. J'espère que le ministre Marcourt arrivera à tenir cette réunion tripartite, et qu'on trouvera un accord sur le volet social et le plan industriel. Les travailleurs et leur famille s'inquiètent, il faut aboutir rapidement. Constatant l'absence d'évolution de la situation, les syndicats ouvriers poursuivent le blocage des expéditions dans le bassin sidérurgique liégeois. La direction a décidé d'arrêter toutes les lignes à cause du stock trop élevé sur certains sites, mais certaines auraient pu continuer à tourner, précise David Camerini. Les travailleurs ne sont en tout cas pas en grève, insiste-t-il.