Le Sporting d'Anderlecht et son ancien manager Michel Verschueren ont signé une transaction pénale avec la justice liégeoise, annonce le club bruxellois mardi soir. Cette transaction devrait mettre fin aux poursuites dont risquaient de faire l'objet l'asbl qui gère le club et son ancien manager. En juin 2014, la chambre du conseil de Liège avait renvoyé devant le tribunal correctionnel de Liège une trentaine de personnes dans le sillage de l'ancien patron du Standard, Luciano D'Onofrio, dans le cadre de transferts suspects. Le dossier, ouvert en 2004, avait exigé huit années d'instruction avant d'aboutir en chambre du conseil. Les préventions allaient du blanchiment d'argent au faux et usage de faux et à la simulation de rémunération. Au milieu de footballeurs, d'agents de joueurs, de personnes morales et de dirigeants sportifs figuraient l'ASBL RSC Anderlecht et son ancien manager Michel Verschueren. Ces derniers étaient poursuivis pour faux et usage de faux. Le Sporting était accusé d'avoir versé une commission occulte à l'ancien joueur Ivica Mornar via une société écran au Luxembourg à l'occasion de son transfert du Standard vers Anderlecht en 2001. La manoeuvre avait pour but de réduire le salaire du joueur et donc les cotisations sociales et fiscales qui y étaient liées. D'autres parties avaient déjà accepté des transactions financières. Ce fut notamment le cas de Michel Preud'Homme et Pierre François, anciens dirigeants du Standard.