Le manager de crise désigné en mars pour relancer l'activité de Meister Benelux, société basée à Sprimont qui fabrique des pièces mécaniques pour l'automobile, a déposé une offre de reprise, selon l'Echo. Sans information, les travailleurs sont dans l'inquiétude. Le manager de crise a proposé à la maison-mère, le groupe allemand Poppe and Potthoff, de racheter sa filiale belge. Son projet prévoit de conserver les 90 travailleurs en place et envisage des pistes de diversification dans l'aéronautique et le secteur de la défense. Poppe and Potthoff n'ayant actuellement donné aucune suite à la proposition, les travailleurs sont inquiets, d'autant que le mandat du manager de crise arrive à échéance vendredi. On a commencé à parler de ce rachat en juin, mais nous n'avons toujours pas d'information, confirme Jean-Luc Noirfalise, délégué FGTB-Metal. Nous sommes très inquiets: le temps passe, on ne voit rien venir. Nous ne savons pas qui sera notre patron lundi... Le conflit couve depuis longtemps, chez Meister. En février, la direction de la maison-mère avait envoyé une milice privée sur le site sprimontois pour déloger les travailleurs grève.