Les nonante-trois travailleurs de Meister Benelux à Sprimont ont appris vendredi à 13 heures que le mandat du manager de crise de l'entreprise n'était pas prolongé. Ils ont spontanément arrêté le travail. Le manager de crise avait été désigné en mars pour renouer le dialogue, après que la maison-mère allemande Poppe and Potthoff ait envoyé une milice privée sur le site pour y déloger les travailleurs en grève. Son mandat arrivait à échéance le 31 août. Quand on voit le travail qu'il a fourni, c'est très décevant, exprime René Petit, secrétaire syndical CSC Metea. Il avait notamment proposé à la maison-mère une offre de reprise qui tenait la route, rassurante pour l'avenir de l'entreprise. Mais cela n'a pas plu car cela n'entrait pas dans le schéma de la maison-mère... Poppe and Potthoff aurait évoqué un conflit d'intérêt entre le rôle de manager de crise et celui de repreneur pour justifier son choix. Le nouvel administrateur désigné par la maison-mère, qui entrera en fonction lundi, se serait même déjà présenté sur le site de Sprimont, vendredi. Cette façon de faire n'est pas correcte pour la concertation sociale, insiste le délégué. Et puis, qu'est-ce que cela veut dire ? Qu'on recommence tout à zéro ? Le personnel se pose beaucoup de questions. Le nouvel administrateur rencontrera les délégués syndicaux lundi à 13 heures. -Belga-