Le parquet a requis jeudi devant le tribunal correctionnel de Liège une peine de six ans de prison ainsi qu'une mise à disposition du tribunal de l'application des peines pour une durée de quatre ans contre un Liégeois de 56 ans. Le prévenu a été décrit comme un prédateur sexuel qui présente le diagnostic type du pédophile qui révèle un risque de récidive élevé.En 1997, cet homme avait déjà été condamné pour un fait de pédophilie après avoir imposé une liaison sexuelle à une jeune fille de 12 ans. Il est suspecté de deux nouveaux types de faits. Les premiers faits regroupent des préventions d'attentats à la pudeur infligés à ses deux petits-enfants âgés de 8 et 11 ans et aux enfants âgés de 8 et 11 ans d'une amie qui lui en avait confié la garde. Le prévenu est suspecté d'avoir multiplié les gestes déplacés à l'égard de ces quatre enfants. Pour certaines scènes, il est même suspecté d'avoir fait absorber des médicaments aux victimes afin de les endormir et de pouvoir abuser d'elles. La révélation de ces faits avait conduit à la saisie du matériel informatique du prévenu et à la révélation d'un second type de faits. Les enquêteurs avaient mis au jour une banque d'images pédopornographiques de plus de 15.000 éléments, que le prévenu détenait et diffusait. L'analyse informatique avait aussi démontré que le prévenu agissait comme un cyber-prédateur et qu'il tentait d'amadouer de jeunes enfants rencontrés sur le net alors qu'il était caché derrière divers faux profils. Le prévenu a nié les faits d'attentat à la pudeur. Il a reconnu les faits liés à la pédopornographie en soutenant qu'il s'agissait pour lui d'un moyen de lutter contre ses