La chambre du conseil de Liège a prononcé lundi une ordonnance de remise en liberté sous conditions dans le dossier de Samuel Weertz. Le jeune homme était détenu depuis 18 mois et avait été inculpé d'homicide sur la Stavelotaine Alicia Damoiseaux survenu le 21 août 2010. Le parquet devrait faire appel de cette décision. La détention préventive de Samuel Weertz a régulièrement été prolongée tous les trimestres par la chambre du conseil de Liège. Dix-huit mois après les faits, l'enquête n'est toujours pas clôturée et Samuel Weertz conteste toujours l'intention homicide. La défense avait réclamé des devoirs d'instruction complémentaires portant sur des expertises psychologiques ainsi que sur des constatations médico-légales. Ces devoirs avaient été accordés par le juge d'instruction en charge du dossier. Le 13 février dernier, Samuel Weertz avait participé à une reconstitution technique sur le lieu des faits. Mais les rapports portant sur les devoirs complémentaires réclamés n'ont toujours pas été joints au dossier. Comme il l'avait déjà fait en novembre 2011, l'avocat de Samuel Weertz, Me Reynders, a proposé que son client soit remis en liberté sous conditions dans l'attente de l'avancement de l'enquête puisque les conditions justifiant une longue période de détention préventive ne sont plus réunies. L'affaire a été plaidée ce lundi devant la chambre du conseil de Liège qui, en fin de matinée, a prononcé une ordonnance de remise en liberté sous conditions. Le parquet devrait faire appel de cette décision