Giuseppe, dit Pepe, Rosato sera jugé pour la troisième fois dès lundi pour une série d'assassinats dans le milieu liégeois. Son procès qui se déroulera devant la cour d'assises du Brabant wallon, à Nivelles, sera tenu uniquement pour le fixer sur sa peine. Giuseppe Rosato est considéré, par l'accusation, comme un proche du truand Marcel Habran. Ce troisième procès est d'ailleurs une suite du procès Habran et consorts bis s'étant déjà tenu à Nivelles, en 2010. Le jury avait alors reconnu Giuseppe Rosato coupable de trois des quatre assassinats dont il devait répondre. Une décision d'emblée annulée par les magistrats professionnels qui avaient estimé que le jury s'était trompé, mais cette décision avait été cassée par la suite en cassation. Ce procès faisant lui-même suite à un procès qui s'était tenu à Liège. A l'issue de ce premier procès fleuve devant les assises liégeoises, Giuseppe Rosato et son coaccusé Anouar Bennane avaient été condamnés en mars 2009 à la perpétuité pour plusieurs assassinats. Tous deux avaient introduit un pourvoi en cassation en raison de la non-motivation du verdict. Dans un autre volet, Marcel Habran et l'accusé Thierry Dalem avaient aussi été en cassation pour les mêmes raisons . En retenant cet argument, la Cour de cassation avait cassé la condamnation des quatre accusés. Un nouveau procès s'était dès lors ouvert, en avril 2010 à Nivelles qui avait accueilli la cour d'assises de Bruxelles délocalisée. Dans son verdict, en septembre 2010, le jury avait acquitté Giuseppe Rosato et Anouar Bennane de l'assassinat de Mario Tomasi dont ils étaient tous deux accusés. Le second avait aussi été acquitté des assassinats d'Onofrio Cacciatore et de Georges Hardy. Mais ce au contraire de Rosato, dont le jury avait retenu la culpabilité pour ces deux assassinats, tout comme dans celui de Francesco Vella dont il devait seul répondre. Les magistrats professionnels de la cour d'assises avaient cependant estimé que le jury s'était trompé en accordant un crédit différent à des témoignages selon qu'il s'agissait de l'un ou l'autre accusé. La cour avait dès lors cassé la décision du jury et renvoyé la cause à un nouveau procès. Par la suite, la Cour de cassation avait néanmoins estimé que le verdict n'aurait pas du être annulé. Il en résulte au final un troisième procès d'assises, concernant uniquement Giuseppe Rosato, qui doit désormais se tenir mais uniquement pour statuer sur la peine à prononcer à son égard; et ce devant une nouvelle cour d'assises, composée d'un nouveau jury et de trois nouveaux magistrats professionnels. La défense de l'accusée estime néanmoins que les faits doivent à nouveau être instruits et compte déposer des conclusions en ce sens à l'ouverture du procès. A noter que l'accusé a été libéré dans l'attente de ce 3e procès en raison d'un dépassement du délai raisonnable avant d'être jugé.-Belga-