Rita Henkinet, une infirmière liégeoise de 54 ans qui a tué ses enfants handicapés de 24 et 25 ans le 2 mars 2013 à Rocourt, a comparu vendredi matin devant la chambre du conseil de Liège. Elle a évoqué une situation de souffrance pour expliquer les faits qu'elle a commis. Ses avocats n'ont pas sollicité sa remise en liberté à ce stade de la procédure. Rita Henkinet a comparu pour la première fois devant la chambre du conseil de Liège en vue de la prolongation de son mandat d'arrêt. Ses avocats, Mes Wilmotte et Gilissen, n'ont pas sollicité sa remise en liberté à ce stade de la procédure. Ils ont précisé que leur cliente est en aveux sur les faits qui lui sont reprochés. Rita Henkinet reconnaît avoir fait ingurgiter un cocktail de médicaments et d'alcool à ses enfants puis de les avoir étouffés. Elle assume les faits qui lui sont reprochés et elle n'a rien à cacher. Elle souhaite s'expliquer et ne cherche pas d'excuse. Mais cette maman était en souffrance et veut qu'on comprenne sa douleur et celle de ses enfants. Humainement, elle se retrouvait face à une situation douloureuse et délicate, a précisé Me Wilmotte. Rita Henkinet évoque une situation de vie qui s'était détériorée au cours des dernières années. Elle portait seule, depuis plusieurs années, le poids de nombreuses démarches à effectuer auprès des institutions. Ses charges étaient lourdes à porter. Pour elle, la seule issue était celle-là. Elle aurait préféré partir avec ses enfants. La seule chose qu'elle revendique par rapport à sa situation actuelle, c'est un message d'explication de sa souffrance, a indiqué Me Wilmotte