Alors que les syndicats organisent lundi une nouvelle grève tournante à Bruxelles et dans les deux Brabants, le vice-Premier ministre MR Didier Reynders estime qu'il existe une marge de négociations pour la concertation sociale. Mais il avertit que le gouvernement ne peut pas bouger sinon les budgets ne tiennent plus la route. Et ce n'est peut-être pas encore fini. Je crois que le prochain contrôle budgétaire sera un contrôle non pas pour distribuer mais pour resserrer encore quelques liens, ajoute-t-il, précisant qu'il y a donc une marge de manoeuvre, mais inutile de laisser rêver les gens. En mars prochain, les autorités belges devront prouver à la Commission européenne que le budget et la dette sont sous contrôle. Faute de quoi la Belgique sera reléguée au rang des mauvais élèves européens. Dans un premier temps, nous exécuterons les mesures décidées par le gouvernement. Mais je crains que nous devions encore prendre d'autres mesures, prévient Didier Reynders.