L'initiative Reverse Metallurgy, qui réunit différents partenaires industriels et académiques wallons, vient de recevoir un subside de 41,5 millions d'euros du gouvernement wallon. Le but est de permettre le développement de techniques capables de récupérer les matériaux rares au départ de métaux recyclés. Chrome, cobalt, or, tantale, platine sont autant de métaux que l'on retrouve dans des objets courants, comme les GSM, les cartes mères des ordinateurs ou encore les outils médicaux. Autant de métaux qui se distinguent aussi par leur rareté. Du coup, les initiatives visant à mettre au point des techniques capables de les récupérer se multiplient. Un consortium réunissant sept industriels, quatre centres de recherche, l'Université de Liège et le pôle Mécatech s'est constitué dans le cadre du plan Marshall pour développer une plate-forme chargée de développer des techniques capables de récupérer ces matériaux au départ de déchets métalliques. L'initiative, baptisée Reverse Metallurgy, a reçu mercredi un budget de 41,5millions d'euros de la part du gouvernement wallon pour mener à bien ces recherches, ainsi que pour installer à Engis, au sein de la société Hydrometal, un four à très haute température permettant la fusion des déchets et la séparation des différents éléments chimiques. L'ambition de Reverse Metallurgy est de parvenir à recycler les métaux pour qu'ils puissent à nouveau être utilisés comme matières premières.