Le tribunal de première instance francophone de Bruxelles vient de condamner la Région wallonne à payer près de 2,5 millions d'euros à ArcelorMittal pour des quotas de CO2 promis au premier groupe sidérurgique mondial, mais que celui-ci n'a jamais obtenus, révèle L'Echo samedi. En 2007, ArcelorMittal avait décidé de continuer à utiliser deux des hauts-fourneaux de son site liégeois à condition qu'il puisse recevoir l'allocation de quotas de CO2 nécessaires, basée sur les prévisions d'émissions pour la période 2008-2012. Mais entre-temps, la Région wallonne et le ministre de tutelle de l'époque Philippe Henry ont estimé qu'ArcelorMittal n'y avait plus droit. La question est de savoir maintenant si la Région wallonne se pliera à la décision de première instance ou si elle ira en appel. La balle est dans le camp du ministre Paul Furlan qui a hérité du dossier dans le nouveau gouvernement wallon.