Le nouveau président faisant fonction du PS, Thierry Giet, a reconnu à mi-mots mercredi que son appartenance à la fédération liégeoise du PS avait pesé dans le choix du parti de le proposer à ce poste, parlant de rééquilibrage et de stabilité. Avouant sa surprise d'avoir été contacté mardi pour assurer la présidence intérimaire pendant qu'Elio Di Rupo est Premier ministre, M. Giet a reconnu qu'il avait fallu tenir compte du problème de répartitions en interne. Si ça peut réquilibrer certaines choses, pourquoi pas effectivement, a-t-il commenté, alors qu'aucun socialiste liégeois n'est monté dans le gouvernement Di Rupo Ier. Pour celui qui reste le chef de groupe PS à la Chambre, le Parti socialiste a avant tout besoin de stabilité pour se mettre en ordre de marche en vue des prochaines élections communales, lui-même étant candidat à Sprimont. Le gouvernement Di Rupo sera difficile car il devra trancher pas mal de problèmes. Nous ferons entendre notre voix mais resterons un partenaire loyal à l'accord de gouvernement, condition nécessaire à l'avenir du pays, a commenté ce spécialiste des dossiers Justice au sein du parti.