Franco Fraccari a subi un nouvel interrogatoire par le président de la cour d'assises de Liège au procès de Rita Bigattini et consorts. Après les aveux et les révélations de la principale accusée, Franco Fraccari a contesté le rôle qui lui a été attribué par Rita Bigattini ou par Antonio Affili. Franco Fraccari a été dénoncé par Rita Bigattini comme l'un des deux organisateurs de l'assassinat d'André Cornet. L'accusée avait désigné Antonio Affili et Franco Fraccari comme les deux intermédiaires à qui elle s'était adressée afin de tuer André Cornet. Après les aveux de la principale accusé, Antonio Affili a soutenu mardi matin qu'il était étranger à un projet d'assassinat mais avait uniquement réalisé certaines démarches afin de mettre une raclée à André Cornet. Lors de son interrogatoire, Antonio Affili a soutenu que Franco Fraccari avait eu le rôle principal dans ces différentes démarches. Interrogé à son tour par le président Dominique Gérard, Franco Fraccari a nié le rôle qui lui a été attribué. Il affirme qu'il buvait un café lorsqu'il a assisté à la table voisine à une conversation impliquant dans un premier temps Silvano Bruni et Christine Bastin, puis Annie De Bruin, Rita Bigattini et Antonio Affili. Selon Franco Fraccari, l'affaire s'est négociée à trois. Annie De Bruin menait la conversation. Rita Bigattini y assistait tandis qu'Antonio Affili évoquait l'idée de mettre une raclée à un homme. Je me suis levé et je suis parti avec mon chien, a affirmé Fraccari. Franco Fraccari persiste à dire qu'il n'a pas participé à des réunions, qu'il n'a pas rencontré Rita Bigattini même si elle était inscrite dans sa salle de sports et qu'il n'a pas reçu d'argent après les faits. Rita Bigattini et Antonio Affili mentent!, affirme Franco Fraccari. Cet accusé nie aussi certaines démarches entreprises ou faux documents rédigés dans le but de récupérer de l'argent au Grand-Duché de Luxembourg. Il dit qu'il a découvert que le cadavre d'André Cornet avait été enterré sur sa propriété lors d'une perquisition. Elias Bak, dénoncé par Rita Bigattini comme celui qui a tiré à deux reprises sur André Cornet, est resté sur sa position initiale. Il a évoqué un projet d'Antonio Affili qui consistait à aller donner une raclée à André Cornet. Selon lui, il ne s'agissait pas d'assassiner la victime mais de protéger une dame qui était battue par son mari violent et buveur. Il fallait la protéger. Bref, il fallait 'fraiser' son mari. Cédric Michot n'était pas chaud pour cette aventure mais, pour me faire plaisir, il a accepté de m'accompagner. Nous devions retirer chacun 7.500 euros promis par Antonio Affili, a annoncé Elias Bak. Sur le lieu des faits, Elias Bak dit avoir été surpris de trouver André Cornet encore éveillé. Dans l'agitation, il dit avoir reçu une batte de base-ball de Rita Bigattini et avoir frappé à deux reprises. André Cornet s'est relevé. Elias Bak a affirmé qu'il n'est pas l'auteur du coup de feu. Pour moi, c'est elle qui a tiré sur André Cornet, a-t-il indiqué