La Cour d'assises de Liège a poursuivi jeudi les auditions des témoins de moralité au procès de Rita Bigattini et consorts. Christine Bastin a été décrite comme une femme trop gentille qui a subi les conséquences de sa trop grande naïveté. Rita Bigattini, une institutrice primaire de Grâce-Hollogne âgée de 47 ans, a reconnu avoir fait assassiner André Cornet en juin 2010. Elle avait fait appel à Annie De Bruin , Christine Bastin et Silvano Bruni pour entrer en contact avec Antonio Affili, et Franco Fraccari , lesquels ont mis le contrat en oeuvre, tandis qu'Elias Bak et Cédric Michot l'ont exécuté. Les témoins de moralité ont dressé un portrait de Christine Bastin. Cette accusée a été décrite comme une femme amusante, joviale et serviable qui a fait preuve de courage au cours de sa vie. Christine Bastin est une bonne mère de famille qui a fait preuve de patience et d'attention envers son fils. Un seul témoin l'a décrite impulsive, hypocrite et menteuse. Christine Bastin est aussi présentée comme une femme d'une grande naïveté. Elle est trop bonne et ne se méfie jamais des gens. Elle pense que toute personne est de nature honnête, ont rapporté des témoins. Polie, gentille et courtoise, elle a surtout été marquée par une relation avec un homme brutal. Cet homme l'avait d'abord forcée à entretenir des relations sexuelles filmées en sa présence. Par la suite, il s'est montré très violent et l'a forcée à se prostituer. Cette relation a occasionné sa véritable destruction psychologique. C'était sa plus mauvaise rencontre. Elle avait peur et était menacée par cet homme, a affirmé un témoin. Cet homme décrit comme violent a affirmé que le comportement de Christine Bastin a changé après la naissance de son fils. L'homme a nié avoir été violent avec elle ou l'avoir forcée à se prostituer. Il a ensuite affirmé qu'elle avait tenté de l'empoisonner avant de préciser qu'il a été condamné par erreur pour des faits de violence sur une autre compagne. L'enquête de moralité a démontré que Christine Bastin présente aux yeux de ceux qui l'ont fréquentée un bon caractère. Selon les témoins, Christine Bastin a été victime de ses propensions à rendre service lorsqu'elle a été impliquée dans l'assassiner d'André Cornet