Active dans la chimie des phosphates, la société Prayon qui est basée à Engis, en province de Liège, fabrique et commercialise une vaste gamme d'acides phosphoriques purifiés, de sels de phosphate et de produits fluorés. Prayon vient de conclure un protocole d'entente avec la société russe PhosAgro, qui est un des leaders mondiaux dans la production d'engrais à base de phosphates et qui détient 2,1 milliards de tonnes de ressources en minerais d'apatite et de néphéline de qualité supérieure, représentant plus de 75 ans de production. Par ce protocole d'accord qui prévoit un transfert de technologie d'extraction des terres rares Prayon s'assure un approvisionnement à long terme en roche phosphatée de bonne qualité. Le protocole d'entente a été signé, en présence du Premier ministre Dmitri Medvedev , à la filiale PhosAgro-Cherepovets de PhosAgro, en Russie. L'accord prévoit le transfert de la technologie développée par Prayon en partenariat avec la société Hydrométal en vue d'extraire des terres rares du phosphogypse résultant du procédé de fabrication de l'acide phosphorique. Par rapport aux solutions concurrentes, notre technologie se caractérise par des rendements plus élevés d'extraction des terres rares et par un procédé respectueux de l'environnement, ne nécessitant pas le recours aux solvants, explique Yves Caprara, administrateur délégué de Prayon. Des tests sont actuellement en cours à Engis, siège social et principal site de production de Prayon. Une étude de faisabilité sera ensuite effectuée pour analyser l'intérêt de déployer cette technologie sur les sites de production de PhosAgro et pour en calculer la rentabilité.