Me Dominique Remy, l'avocat des proches des victimes de Rémy Lecrenier, quadruple meurtrier, a indiqué jeudi à l'agence Belga avoir introduit un pourvoi en cassation afin de s'opposer aux quatre permissions de sortie de prison accordées au détenu le 27 janvier dernier par le tribunal de l'application des peines de Bruxelles. Pour rappel, ces quatre permissions de sortie sont prévues pour huit heures maximum par jour, notamment en vue d'un suivi thérapeutique ou d'une recherche d'emploi. L'avocat des parties civiles a signé mercredi un pourvoi en cassation. En principe, la loi qui régit le TAP ne permet pas aux parties préjudiciées d'introduire un pourvoi en cassation, puisque nous ne sommes pas partie au procès, concède Me Dominique Remy, l'avocat de la famille Tellier. Mais le problème qui se pose est tout à fait particulier dans la mesure où le TAP a rendu une décision exceptionnelle. Le TAP peut en effet exceptionnellement, s'il l'estime absolument nécessaire pour pouvoir déboucher ultérieurement sur une libération anticipée, prendre des mesures qui ne relèvent pas de sa compétence. Dans ce cas-ci, le TAP a donc exceptionnellement accordé quatre permissions de sortie alors que cela relève, en principe, de l'administration pénitentiaire, explique l'avocat. La Cour de cassation devra statuer avant le 16 mars. En principe, tout pourvoi est suspensif. C'est-à-dire que M. Lecrenier ne devrait pas pouvoir obtenir ses permissions de sortie dans l'immédiat, a encore indiqué Me Remy.