Le tribunal correctionnel de Liège a entamé l'examen du dossier de quinze prévenus qui répondent de faux et de traite d'êtres humains. Une société de transport installée en région verviétoise employait principalement, en noir, des chauffeurs turcs et bulgares. La société de transport verviétoise avait des ramifications en Bulgarie, en Slovaquie et aux Pays-Bas. Son système avait été mis au point pour éviter tout contrôle. Un réseau de sociétés écrans avait ainsi été organisé en Belgique et à l'étranger. Une quarantaine de camions étaient utilisés dans des activités de sous-traitance pour des sociétés de transport plus importantes. Les chauffeurs étaient des Belges sans emploi qui étaient payés au noir ou des Turcs et des Bulgares en séjour illégal en Belgique. Lorsqu'ils étaient contrôlés, ils présentaient des contrats établis au nom de sociétés étrangères. Ces contrats affirmaient qu'ils prestaient leur premier jour de travail. Les principaux organisateurs à la base de ce système sont suspectés d'avoir exploité la situation précaire des chauffeurs. Plusieurs audiences seront nécessaires pour réaliser l'instruction. Le jugement devrait être connu en janvier.