Les inscriptions à la Haute-Ecole de la Ville de Liège, section logopédie, n'ont pas été arrêtées anticipativement mais bien postposées et sont donc valides, affirme jeudi l'échevin liégeois de l'Enseignement Pierre Stassart , répondant aux accusations de la fédération des étudiants francophones . Cette dernière dénonçait que les bureaux destinés aux inscriptions d'élèves étrangers, dont de nombreux Français, étaient restés fermés lundi, alors que leur ouverture était prévue. Lundi, la FEF dénonçait que le service des inscriptions de la section logopédie de la Haute-Ecole n'ait pas ouvert ses portes, sur ordre de l'échevin et sans aucune concertation, compromettant ainsi la validité du tirage au sort auquel sont soumis les étudiants, écrit Le Soir jeudi. Trois journées avaient été prévues pour l'inscription des non-résidents, les Français étant nombreux à vouloir suivre les cours de logopédie, bien qu'un quota de 30% d'étudiants non-Belges doit être respecté. Lundi matin, les bureaux sont restés fermés, laissant sur le carreau une grosse dizaine de familles d'étudiants français, poursuit le quotidien. La FEF a interpellé le ministre de l'Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt , et porté plainte auprès du commissaire du gouvernement. Le service avait finalement rouvert en fin de journée. Pierre Stassart, échevin liégeois de l'Enseignement, affirme jeudi à Belga que les bureaux n'ont pas été fermés mais que les heures d'ouverture ont été postposées pour faciliter le déroulement des travaux de fin d'étude et vu le petit nombre des inscriptions enregistrées le jour précédent. Il assure que les étudiants présents jeudi et vendredi avaient été avertis de ce changement d'horaire et estime que les plus motivés s'étaient déjà inscrits les deux premiers jours. L'échevin précise que 160 dossiers ont été rentrés pour 80 places disponibles et qu'un tirage au sort a eu lieu, conformément aux règles. La FEF juge quant à elle que la validité de ce tirage au sort est compromise. Jean-Claude Marcourt a demandé un rapport d'urgence au commissaire du gouvernement. Pierre Stassart dit ne pas être au courant et considère la procédure valide.