En conséquence de la faillite des Tôleries de Sclessin prononcée lundi par le tribunal de commerce de Liège, deux curateurs, Me Renette et Me Laurent Stas de Richelle, se sont présentés à l'usine, à l'arrêt ce mardi matin, et ont licencié le personnel, a révélé la RTBF sur son site Internet mardi. Selon les informations de la RTBF, les Tôleries de Sclessin, plus connues sous la marque commerciale des meubles de bureaux qu'elle fabrique, Tds-Acior, employaient 85 travailleurs mais affichaient, d'après le dernier bilan annuel, un cumul de pertes de 4 millions d'euros. Les syndicats ont suivi le déclin de cette société. Depuis la vente au groupe limbourgeois PAMI en 2010, l'entreprise Tds s'est portée de plus en plus mal, indique Patrick Moens, secrétaire régional de la FGTB-Métal. Ces dernières années, face à la perte de pratiquement tous les marchés publics, la direction a successivement demandé des efforts de modération salariale au personnel, l'aide de la Région wallonne et la contribution de Meusinvest. Dernièrement, de nouveaux efforts avaient été demandés aux travailleurs mais ceux-ci avaient refusé et s'étaient retrouvés en chômage économique. De manière générale, la société manquait d'organisation. Le syndicaliste socialiste va même plus loin dans son raisonnement. A mon sens, les frères Essers ont acheté Tds pour avoir un nom, obtenir un carnet de commandes et délocaliser petit à petit vers Overpelt, où se trouve le siège de PAMI , une autre de leurs sociétés. C'est presque une faillite frauduleuse... Pour Patrick Moens, les Tôleries de Sclessin ont peut-être encore un avenir malgré la faillite. Nous espérons qu'un repreneur se signalera assez rapidement car ce serait malheureux de perdre un autre fleuron de la métallurgie liégeoise. Je pense que Meusinvest suivra le dossier de près et les curateurs étaient plutôt positifs mardi. Evidemment, par expérience, je ne crois pas que l'on pourra sauver l'ensemble des 85 emplois