L'offre de reprise de Meister Benelux à Sprimont, proposée par le manager de crise dont le mandat arrivait à échéance vendredi, a été refusée par la maison-mère Poppe and Potthoff, lundi. Réuni en assemblée générale, le personnel a rencontré le nouvel administrateur en début d'après-midi. L'offre du manager de crise a été refusée, le personnel est très déçu, explique Jean-Luc Noirfalise, délégué FGTB-Metal. Espérons qu'on trouve un repreneur. Pour nous, c'est important, nous voulons avoir un patron en qui avoir confiance. Ce n'est plus le cas avec celui-ci. Le manager de crise avait été désigné en mars pour renouer le dialogue après que la maison-mère ait envoyé une milice privée sur le site pour y déloger les travailleurs en grève. Son mandat est arrivé à échéance vendredi, la direction a désigné son successeur, qui est entré en fonction lundi. Le nouvel administrateur a commencé ce lundi, il a pris le problème à bras le corps, précise Jean-Luc Noirfalise. Il a expliqué au personnel qu'il était là pour 3 ou 4 mois, pour essayer de faire vivre le site. Il est là en intérim, d'ici à ce qu'un nouvel administrateur soit désigné, pour du long terme, cette fois. Meister est une entreprise de mécanique de précision pour le secteur de l'automobile, qui compte une centaine de travailleurs.