Le tribunal de commerce de Liège a décidé de placer la société Meister Benelux à Sprimont sous tutelle d'un mandataire de justice, afin de récupérer une somme de 1,4 million non remboursée par la direction allemande du groupe. Une décision qui fait suite à une action portée par la FGTB. En avril, les actionnaires du groupe allemand Poppe und Potthoff, maison-mère de Mesteir Benelux, informaient l'entreprise sprimontoise que le prêt de 1,4 million d'euros que celle-ci leur avait précédemment accordé ne serait pas remboursé. Grâce à une opération comptable, ces actionnaires s'étaient par contre octroyé un dividende de 1,4 million. Une décision insupportable aux yeux de la FGTB, qui avait décidé d'introduire une action en justice pour tenter de récupérer cette somme. Le tribunal de commerce de Liège vient de lui donner raison, en décidant mardi qu'un mandataire de justice serait chargé de gérer l'entreprise durant 6 mois et de récupérer ce prêt, selon une information de la RTBF. La direction allemande a désormais 15 jours pour faire appel. Cette décision réjouit la FGTB. C'est la première fois en Belgique qu'un syndicat intentait une action pour contester une décision prise par un groupe envers sa filiale, explique Jean-Luc Noirfalise, délégué FGTB-Metal. Nous ne voulons pas gérer à la place des patrons, mais il faut pouvoir réagir lorsque de tels abus sont constatés. Meister Benelux avait fait parler d'elle lorsque la direction allemande avait envoyé, en février 2012, une milice privée pour récupérer du matériel durant une grève. Depuis de longs mois, la société vit une situation sociale difficile. 69 personnes y travaillent encore aujourd'hui. DDM