Dans un entretien publié samedi par L'Echo, l'homme fort de la FGTB, connu pour ses positions tranchées, cogne sans surprise contre le gouvernement antisocial de droite, mais il décoche aussi quelques flèches pointues en direction du Parti socialiste. Membre du PS, Marc Goblet dit, entre autres, regretter le centralisme technocratique du Boulevard de l'Empereur et le fait que les mandataires du PS ne se souviennent du terrain que dans la dernière ligne droite avant les élections. Tout a changé au PS, le débat ne vit plus. Maintenant, ce qui compte, c'est faire des événements, déplore-t-il. Sans le nommer ouvertement, les critiques du leader de la FGTB visent le président du PS, Elio Di Rupo. L'ex-Premier ministre est affaibli, son âge et son parcours social-démocrate apparaissent aujourd'hui comme deux lourds handicaps alors que les socialistes doivent affronter la gauche radicale du PTB. Il faut profiter du fait qu'on est dans l'opposition pour repartir de l'avant avec quelqu'un de jeune qui incarnerait le renouveau, dit platement un député socialiste