Le MR n'a pas vocation à être le marchepied, a réagi la députée wallonne Christine Defraigne interrogée sur les éventuelles conséquences au fédéral de l'annonce faite jeudi par le PS, le cdH et le FDF d'entamer des négociations pour la formation des gouvernements régionaux. Le MR avait laissé entendre à plusieurs reprises qu'il serait de tous les gouvernements ou d'aucun. La députée liégeoise a réagi avec écoeurement à annonce des futures partenaires, indiquant à titre personnel qu'il s'agissait d'un mépris de l'électeur dont on n'a pas tenu compte du message. La majorité actuelle en Wallonie a perdu 34.000 voix alors que le MR a gagné six sièges, a-t-elle fait observer. Selon Christine Defraigne, l'annonce faite jeudi est le fruit d'un simulacre de négociations, les futurs partenaires ayant choisi de s'associer déjà avant les élections. L'électeur souhaitait un retour du MR; ce qui se passe n'est pas sain pour la démocratie, cela va accroître le fossé avec le politique, a-t-elle prédit. Le PS a fait le choix de majorités progressistes mais pour l'élue MR les futures coalitions régionales seront celles de l'inertie et de la sclérose. PS et cdH gouvernent depuis 2004, ils avaient pris Ecolo pour leur faire porter le chapeau d'un certain nombre d'échecs. On connaît le bilan, la dette et la bulle éolienne pour le cdH, le décret inscriptions pour les deux, a-t-elle conclu.