La cour d'appel de Liège examinera jeudi le dossier de l'un des bourreaux d'Erezée qui avait écopé d'une peine de 6 ans de prison en première instance devant le tribunal de Marche-en-Famenne. Cet homme, oncle des victimes, avait été condamné pour avoir assisté à certains faits mais il conteste sa condamnation et sa responsabilité. Les deux principaux bourreaux de Biron , Sébastien Hardenne et Isabelle Simon, avaient écopé de peines de 10 ans de prison en première instance pour avoir commis des faits de maltraitance envers leurs quatre enfants. Le dossier évoquait des faits qui s'étaient étalés pendant dix ans. Les parents faisaient subir à leurs enfants des sévices comme des brûlures, des étranglements, des coups de poing, des coups de pied et des coups de fouet. Les victimes avaient également évoqué des électrocutions et des humiliations. Le père urinait dans les tartines de ses enfants et les forçait à les manger. Les parents des enfants, définitivement condamnés, ne sont pas concernés par la procédure en appel puisque seul l'oncle des victimes a fait appel de sa condamnation à 6 ans de prison. La justice lui reproche d'avoir assisté à certains faits. Serge Hardenne conteste sa responsabilité. Son avocat, Me Renaud Duquesne, relève que les faits se sont étalés sur une période de 10 ans et que de nombreux signaux d'alerte démontraient que l'ensemble de la fratrie était l'objet de graves violences et maltraitances de la part des parents. Les services d'aide à la jeunesse n'ont eu aucune réaction. Le parquet général de Liège aurait diligenté une enquête mais l'avocat n'a pu avoir accès à son contenu. Il devrait évoquer ce manque de transparence et cette problématique lors de l'audience.