Un policier liégeois a comparu lundi devant le tribunal correctionnel de Liège pour répondre de faits liés à la traite des êtres humains dans le cadre de la location d'un immeuble du quartier St-Léonard à Liège. Jusqu'à 35 personnes occupaient 8 chambres louées à ce policier accusé d'être un marchand de sommeil. Ce policier de Liège était agent de quartier à St-Léonard. Dans cet immeuble, les 8 pièces étaient minuscules mais elles permettaient d'héberger jusqu'à 35 personnes. Des locataires ont dénoncé l'état d'insalubrité de l'endroit. Il est apparu que le policier mettait en location trois types de biens: des boîtes aux lettres pour 100 euros, des chambres sans cuisine pour 180 euros et des chambres avec cuisine pour 250 euros. Ce policier est accusé d'être un marchand de sommeil mais aussi d'avoir commis de nombreux faux en écriture ainsi que des faits de corruption active. Dans le cadre de sa fonction, il avait rédigé au moins 25 faux rapports de domiciliation portant sur son propre immeuble. C'est même sur son lieu de travail, au commissariat, qu'il convoquait certains locataires et qu'il organisait certaines réunions avec les habitants qui hésitaient à le dénoncer. Ce policier risque une peine de 20 mois de prison, la confiscation de 82.000 euros et la confiscation de son immeuble insalubre. Les anciens propriétaires des lieux, qui assuraient la gestion de l'immeuble, risquent des peines de 15 mois de prison. Jugement le 8 décembre.